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Calliophis bivirgata

Serpent corail bleu

Serpent corail bleu
WIZ SCIENCE

Classification selon ReptileDB
Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Classe : Squamata
Ordre : Serpentes
Famille : Elapidae (Boie, 1827)
Genre : Calliophis (Gray, 1835)
Espèce : bivirgata (Boie, 1827)

Source : Wikipedia, The Stranger

Le venin mortel du serpent corail bleu pourrait un jour servir à fabriquer… un antidouleur !

   S’il est probablement l’un des plus beaux serpents au monde, le serpent corail bleu possède aussi l’un des venins les plus mortels. Pourtant, une toxine contenue dans ce dernier pourrait bien conduire à la mise au point d’un puissant antidouleur pour l’être humain. 
   Une récente étude publiée dans la revue Toxins et menée par des chercheurs de l’Université du Queensland en Australie, nous apprend que l’un des plus beaux et venimeux serpents au monde, le serpent corail bleu, pourrait conduire à l’élaboration d’un puissant antidouleur pour l’homme, et ce grâce à une toxine contenue dans son venin, lequel est différent de celui de n’importe quel autre animal de cette espèce.
   En effet, les chercheurs ont découvert que le venin de ce serpent (aussi surnommé Calliophis Bivirgatus) contient de la calliotoxine, une toxine qui cible les canaux de sodium, ces récepteurs situés dans le cerveau et à l’origine de la transmission de la douleur, contrairement au venin d’autres serpents qui agissent comme un puissant sédatif.
   Ils ont découvert que ce venin ne tuait pas immédiatement, mais agissait sur tous les nerfs des proies provoquant en elles un choc massif et déclenchant des spasmes corporels. « Le serpent bleu corail a aussi les plus grandes glandes de venin au monde s’étendant sur un quart de la longueur de son corps », explique Bryan Fry, principal auteur de l’étude. Alors, pour les chercheurs, il devient possible d’envisager de récupérer cette toxine et de la purifier pour mettre au point une sorte de « méga-antidouleur ».
   Une autre espèce est actuellement à l’étude pour la mise au point d’un antidouleur : le célèbre Mamba Noir dont le venin contient deux toxines capables d’inhiber des récepteurs impliqués dans la sensation douloureuse. « Ces molécules seraient aussi puissantes que la morphine, mais dénuées de ses effets indésirables », expliquent les chercheurs de l’INSERM qui travaillent sur le sujet.
Par David

Source : sciencepost.fr, le 8 novembre 2016

Le venin du serpent corail bleu, l’anti-douleur de demain ?

   Ne vous fiez pas à ses jolies couleurs, le serpent bleu corail (Calliophis bivirgatus) est aussi beau que redoutable. Il s’agit en effet d’un des serpents les plus dangereux au monde, de la famille des élapidés, également appelé "le tueur de tueurs" puisqu’il n’hésite pas à attaquer des serpents très venimeux comme les cobras. Le professeur Bryan Fry et son équipe de l’Université de Queensland en Australie ont étudié ce venin qui pourrait bien avoir des applications en médecine.
Un venin plein de mordant
   Le venin du serpent corail bleu est bien plus nocif que celui des autres serpents. Celui-ci agit directement sur la zone du cerveau qui gère la douleur et plus particulièrement sur les canaux sodiques via une toxine appelée caillotoxine. Rapidement, un choc massif va se faire au niveau des nerfs engendrant des spasmes corporels, la paralysie, puis la mort. « Ce venin ne tue pas immédiatement. Au lieu de cela, il agit sur tous les nerfs de leurs proies », explique Bryan Fry. De plus, ce serpent possède les plus grosses glandes à venin du monde animal, s’étendant sur le quart de la longueur de son corps.
   La caillotoxine avait déjà été observée chez d’autres animaux comme les scorpions, les araignées, les anémones, les guêpes ou encore certaines coquillages du genre Conus mais elle n’avait été que peu étudiée chez les serpents. Quand le venin des autres serpents agit comme un sédatif, celui du serpent corail bleu provoque plutôt un état catatonique chez ses proies, induisant donc une rigidité musculaire. Cela est dû à la destruction à la fois des neurones et du système neuromusculaire. Cette technique radicale est utilisée surtout par les cônes ou les mambas noirs qui chassent des proies ayant davantage de possibilités de fuir comme les poissons et les oiseaux. Les scientifiques ont alors posé la question de l’évolutionnisme : pourquoi le serpent bleu corail possède-t-il un venin similaire à ceux d’autres animaux ? Si cette technique est très efficace sur les proies possédant de grandes capacités d’échappée, pourquoi les autres serpents ne l’utilisent-ils pas ? Selon eux, ce venin très spécial pourrait permettre au serpent bleu corail d’exercer une nouvelle pression sélective sur les proies que les autres espèces n’auraient pas.
Un anti-douleur à la clef ?
   En étudiant cette toxine et son mode de fonctionnement sur les canaux à sodium, les chercheurs espèrent mettre au point un puissant anti-douleur. Il s’agirait alors de récupérer la caillotoxine, de la purifier et de cibler les bonnes zones du cerveau responsables de la douleur. De nombreuses études ont déjà eu lieu sur les venins : par exemple, le venin d’un autre serpent corail, Micrucus clarkii, a été examiné pour mieux comprendre certaines pathologies telles que l’épilepsie ou la schizophrénie. Le venin du mamba noir pourrait être utile dans la conception de molécules synthétiques aussi puissantes que la morphine mais sans effet secondaire.
Julie Lacoste

Source : sciencesetavenir.fr, le 8 novembre 2016

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