Thylacinus cynocephalus

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Thylacine cynocephalus 01
Thylacinus cynocephalus au zoo de New York en 1902

Classification
Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Classe : Mammalia
Ordre : Dasyuromorphia
Famille : 
Eteint 2 Thylacinidae (Bonaparte, 1838)
Genre : 
Eteint 2 Thylacinus (Temminck, 1824)
Espèce :
Eteint 2 cynocephalus (Harris, 1808)

Source : Wikipedia

Tigre de Tasmanie : un nouvel éclairage sur le comportement de ces créatures uniques et emblématiques

   Une équipe de chercheurs annonce avoir pu reconstituer l’architecture cérébrale et les réseaux neuronaux du Thylacine plus connu sous le nom de Tigre de Tasmanie. Cela donne ainsi un nouvel éclairage sur le comportement de ces créatures uniques et emblématiques aujourd’hui disparues.
   Le thylacine, appelé également loup de Tasmanie ou encore tigre de Tasmanie, est un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup et au pelage tigré considéré comme éteint depuis 1936 après 4 millions d’années d’évolution. L’animal a disparu principalement à cause de l’Homme, ce dernier grappillant peu à peu son habitat naturel et le chassant pour être soupçonné de s’attaquer au bétail. Dénigré pendant des années, le thylacine n’en reste pas moins fascinant et intrigant. Les chercheurs continuent d’ailleurs de l’étudier en utilisant le registre fossile qui aura permis de recréer le cerveau de l’animal grâce à des techniques d’imagerie. Comparé au Diable de Tasmanie qui partageait autrefois son territoire, le thylacine se révélait alors beaucoup plus complexe.
   Grâce à une technique d’imagerie dite « en tenseur de diffusion » qui permet une cartographie in vivo de la microstructure et de l’organisation des tissus combinée à une IRM effectuée à partir d’échantillons de spécimens vieux d’une centaine d’années, les chercheurs Gregory Berns de l’Université Emory et le Dr Ken Ashwell de l’Université de New South Wale ont alors découvert que le cerveau plus large du Thylacine avait un cortex plus développé pour la planification et la prise de décision comparé à celui de son plus proche parent le Diable de Tasmanie :
   
« Le comportement du Tigre de Tasmanie n’a jamais été vraiment documenté, mais notre étude prouve que le thylacine occupait une niche écologique prédatrice beaucoup plus complexe que celle du Diable de Tasmanie. Notre étude confirme donc ce que nous savions jusqu’alors sur ces deux animaux : les diables de Tasmanie sont des charognards opportunistes qui se nourrissent de ce qu’ils trouvent et les tigres de Tasmanie étaient des prédateurs qui planifiaient des attaques », explique Gregory Berns.
   L’étude souligne également le fait que le cerveau de thylacine est très différent du cerveau canin, en dépit de la ressemblance physique de leur corps. Le Tigre de Tasmanie semblait être un mélange de plusieurs animaux. C’est d’ailleurs l’un des rares marsupiaux qui possédaient des poches pour les deux sexes. Sa taille et sa forme ressemblaient à celles du chien, mais il arborait des rayures similaires à celle du tigre et disposait d’une poche abdominale à l’instar des kangourous.
Par Brice Louvet

Source : sciencepost.fr, le 25 janvier 2017

Et si le tigre de Tasmanie ne s’était jamais éteint ?

Thylacine cynocephalus 03
   Une récente observation faite dans la brousse australienne laisse penser que le célèbre tigre de Tasmanie dont l’espèce est supposée éteinte depuis les années 1930 serait en fait toujours en vie. Et si l’animal ne s’était jamais éteint ?
   Le thylacine, appelé également loup de Tasmanie ou encore tigre de Tasmanie, est un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup et au pelage tigré considéré comme éteint depuis 1936. Mais des témoins affirment depuis plusieurs années avoir aperçu le célèbre animal. En témoigne cette nouvelle bande enregistrée il y a quelques mois près de Victora, dans la brousse australienne, où l’on aperçoit une créature se déplaçant à travers les sous-bois. Il n’en fallait pas moins pour exciter les passionnés deux mois seulement après la dernière observation revendiquée dans le quartier résidentiel d’Adelaide Hills.

   Il y a quelques mois, une équipe de chercheurs du Victorian Wildlife Research/Rescue a disposé une caméra infrarouge camouflée dans la brousse victorienne, dans le sud-est de l’Australie. En récupérant la bande trois semaines plus tard et après avoir visualisé des centaines d’heures de séquences, les chercheurs ont eu une surprise : un étrange animal se déplaçant à travers les sous-bois. La caméra enregistrant dans le domaine de l’infrarouge, il est malheureusement impossible de distinguer de potentielles rayures sur le dos de l’animal qui semble également beaucoup plus petit que le dernier thylacine filmé vivant en captivité. Cela soulève donc la possibilité qu’il pouvait s’agit d’un Dasyurus, ou « chat marsupial ».
   Toujours est-il que les images intriguent et font débat. Quand certains défendent l’hypothèse d’un simple « chat marsupial », d’autres affirment haut et fort que le tigre de Tasmanie est bel et bien en vie, pointant du doigt cette queue longue et très fine enregistrée sur les images qui est typique de l’animal. Si tel est le cas, la créature serait probablement un jeune spécimen, ce qui pourrait indiquer l’existence potentielle d’une population reproductrice de thylacines.
   Ce n’est pas la première fois que des chercheurs tentent de prouver l’existence du tigre de Tasmanie, de nombreux habitants et autres gardes forestiers affirmant avoir repéré l’animal au cours de ces dernières années. De son côté, le gouvernement tasmanien a toujours estimé qu’il n’existait « aucune preuve concluante » que l’espèce ait survécu, les chercheurs n’ayant retrouvé aucune empreinte de pas ou aucune carcasse de l’animal. Certains attribuent néanmoins l’absence de trace de pas au caractère principalement rocailleux du sol de la région. L’absence de carcasses, elle, pourrait également être l’œuvre des diables de Tasmanie qui n’hésitent pas à dévorer les corps des animaux lorsqu’ils les découvrent.

Par Brice Louvet

Source : sciencepost.fr, le 28 novembre 2016

Disparu depuis 80 ans, le tigre de Tasmanie sera bientôt cloné

   Le Tigre de Tasmanie était un animal endémique de cette île australienne. Disparu depuis le siècle dernier, l’animal sera cloné par des biologistes dans un avenir plus ou moins proche.
   Cet animal a été déclaré disparu en 2013, rayé de l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces menacées, et ce bien que le dernier spécimen de tigre de Tasmanie a été observé dans la nature en 1936, soit il y a maintenant 80 ans !
   Le tigre de Tasmanie (ou loup marsupial ou thylacine), à ne pas confondre avec le diable de Tasmanie, est un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup, au pelage tigré. Commun pendant plusieurs millénaires en Australie et en Nouvelle-Guinée, son habitat naturel s’est progressivement réduit à la Tasmanie, au sud de l’Australie.
   La technologie pourrait rendre la vie à cet animal disparu, et ce par le biais du clonage. Mike Archer, directeur de l’Australian Museum, a retrouvé il y a 15 ans des échantillons d’ADN de tigre de Tasmanie datant de 1866. Parfaitement conservés dans de l’alcool, ils peuvent permettre une telle manipulation.
   Selon Mike Archer, « la question n’était pas de savoir si nous pouvions le faire, mais quand. »
Thylacine cynocephalus 02
La dernière photographie connue d’un thylacine vivant a été prise au zoo d’Hobart en 1933. Le scrotum n’est visible sur aucune prise de vues de la série, ce qui laisse à penser que « Benjamin » était une femelle, mais l’intériorisation du scrotum étant possible chez le thylacine, on ne peut en être certain.
   Depuis avril 2016, des biologistes s’attèlent à comprendre le code génétique de l’animal dans un laboratoire de Sydney, et ce à partir des échantillons qui proviennent du tissu cardiaque, des muscles, du foie, et de la moelle osseuse. Le modèle génétique du tigre de Tasmanie sera ensuite inséré dans l’ovule d’une espèce proche de celui-ci, comme le numbat ou le diable de Tasmanie.
   De nombreux programmes de clonages d’espèces aujourd’hui disparues existent, mais l’Australian Museum est le seul à disposer d’échantillons d’aussi bonne qualité. Selon Mike Archer, il faudrait entre 10 et 15 années pour parvenir à cloner le tigre de Tasmanie.
   L’optimisme de Mike Archer est combattu par des groupes religieux, estimant que le scientifique se prendrait pour Dieu. Ce dernier a rétorqué que « les gens qui ont exterminé cet animal sont les premiers à s’être pris pour Dieu ».
Source : Direct MatinLibération
Par Yohan Demeure

Source : sciencepost.fr, le 27 août 2016

Le tigre de Tasmanie, c'est vraiment fini

   Semaine noire pour les amis des bêtes. Cette sorte de grand chien zébré australien vient d'être définitivement déclaré rayé de la carte. Il faut dire qu'on ne l'a plus vu depuis 1936.
   A partir de quand considère-t-on qu’une espèce a défénitivement été rayée de la surface terrestre ? Pour le tigre de Tasmanie, l’avis de décès aura attendu 77 ans avant d’être publié. Ce jeudi, la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), dont les pays signataires sont réunis à Bangkok depuis dimanche, a retiré la pauvre bête de l’annexe I de la Convention. Cette annexe liste plus de 600 animaux et 300 plantes à protéger du commerce international. Le tigre de Tasmanie (ou loup marsupial, ou encore thylacine, à ne pas confondre avec le diable de Tasmanie, qui lui a encore une petite chance d’être sauvé) est donc officiellement mort et enterré. Oui, on sait, c'est triste.
   Il faut dire que l'espoir était plus que mince. L’espèce (thylacinus cynocephalus), autrefois répandue dans le sud-est de l'Australie, a été décimée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par les fermiers australiens qui l’accusaient de tuer leurs moutons. Le dernier spécimen connu est mort en 1936 dans un zoo de Hobart.
   Après plusieurs expéditions de recherche menées en vain, le tigre de Tasmanie a été classé éteint par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) depuis 1982. Pourquoi avoir attendu 2013 pour le rayer de la liste de la Cites ?
   La Convention s’est lancée cette année dans un nettoyage de ses listes, où figurent 35 000 espèces. Lors d’un précédent élagage au début des années 80, le tigre de Tasmanie avait déjà été mis sur la sellette mais la Convention avait considéré qu’il valait mieux lui laisser une petite chance. «L’espèce avait très certainement disparu mais tous les ans il se trouve quelqu’un pour assurer qu’il l’a vu. On ne pouvait pas se permettre d’avoir le moindre doute, d’autant qu’il s’agit d’une espèce emblématique, très recherchée», explique de Bangkok David Morgan, scientifique de la Convention. «Il est important de mettre à jour les listes de temps en temps, pour faire de la place mais surtout pour faciliter le travail des douaniers en leur épargnant des vérifications inutiles. S’ils doivent surveiller le passage d’un tigre de Tasmanie, ils risquent d’attendre longtemps !»
   Outre le tigre de Tasmanie, la Cites devrait aussi déclarer causes sans espoir le wallaby à queue cornée, le bandicoot-lapin à queue blanche, ou encore la fascinante grenouille à incubation gastrique, qui élevait ses petits dans sa bouche.
   La plupart de ces espèces qui vont faire les frais du nettoyage de printemps de la Cites sont originaires d’Australie. Le pays a été l’un des premiers et très actifs signataires de la Convention, ce qui explique que «ses» espèces inscrites, pour certaines déjà de facto éteintes à l’époque, soient aussi les premières à arriver à expiration, si l’on peut dire. Cela reflète aussi les ravages causés sur le continent océanien par l’arrivée des Européens et, avec eux, d’espèces invasives comme les chats, les chiens, les renards ou les lapins.
Cordélia Bonal

Source : liberation.fr, le 8 mars 2013

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