Chlamydoselachus anguineus

Requin-lézard

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Un spécimen requin-lézard dans les eaux japonaises. (REX / SIPA / OKA)
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Crédits photo : SETFIA

Classification
Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Classe : Chondrichthyes
Ordre : Hexanchiformes
Famille : Chlamydoselachidae (Garman, 1884)
Genre : Chlamydoselachus (Garman, 1884)
Espèce : anguineus (Garman, 1884)

Source : Wikipedia

L’une des créatures les plus rares et les plus anciennes de la planète observée au Portugal

   Il est peut-être temps de réévaluer notre relation avec les océans du monde. Après tout, que savons-nous vraiment de l’océan ? Environ 95 % des eaux restent à ce jour inexplorées. Tenez, prenez ce requin par exemple. Repéré pour la première fois au 19e siècle, on ne dénombre aujourd’hui qu’une poignée d’observations. La dernière en date nous vient du Portugal. Il s’agit tout simplement de l’une des plus rares et des plus anciennes créatures de la planète.
   Le requin à collerette, ou à jabot, est un véritable « fossile vivant » ; les preuves de son existence remontent à au moins 80 millions d’années. Il y a quelques semaines, une équipe de chercheurs qui travaillaient sur un projet de l’Union européenne visant à « minimiser les captures non désirées dans la pêche commerciale », en observait un, vivant et prospère, au large des côtes du Portugal. De quoi en apprendre davantage sur la résilience de cette ancienne créature marine qui évoluait déjà au temps des dinosaures.
   Les scientifiques pensent en effet que ce requin est quasiment resté le même, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, depuis la période du Crétacé, lorsque le Tyrannosaurus Rex et le Tricératops parcouraient encore la planète. La créature, baptisée Chlamydoselachus anguineus, est sur le plan anatomique incroyablement simple et non évoluée (mais non moins effrayante), très probablement en raison du manque de nutriments disponibles en eau profonde. Son régime alimentaire serait en effet composé à environ 60 % de céphalopodes — une classe dans laquelle vous retrouverez les calmars et les poulpes.

   Cet ancien poisson, qui évolue à des profondeurs situées entre 120 et 1 200 mètres, principalement au large des côtes japonaises, néo-zélandaises et australiennes, pourrait atteindre une longueur de deux mètres, estiment les chercheurs. Celui observé au large des côtes portugaises ne dépassait pas 1,5 mètre. Le requin présente également une gueule unique, avec une mâchoire dotée de 300 dents acérées alignées en 25 rangées, qui, selon le professeur Margarida Castro de l’Université de l’Algarve, sont spécialement conçues pour « piéger les calmars ». N’ayez crainte, il y a très peu de chance pour que vous vous retrouviez un jour face à ce monstre des temps anciens. Enfin, sait-on jamais.
par Brice Louvet

Source : sciencepost.fr, le 13 novembre 2017

Une créature préhistorique pêchée au large des côtes australiennes

   Une créature tout droit venue de la préhistoire a récemment été remontée à la surface par un pêcheur australien au large de Lakes Entrance (300 km de Melbourne, en Australie). Il s’agit d’un requin-lézard, un spécimen rare qui vit généralement entre 1200 et 1500 mètres de profondeur et qui existe depuis 80 millions d’années. Rencontre avec une créature plutôt effrayante.
   En décembre dernier, alors qu’il pêchait comme d’habitude sur son chalutier au large de Melbourne, David Guillot remonte dans ses filets un spécimen assez étrange. « Cela fait 30 ans que je pêche et je n’ai jamais vu un requin comme celui-ci », explique-t-il. Le pêcheur chevronné est donc tombé nez à nez avec un requin-lézard, une créature terrifiante qui n’a pas laissé David indifférent « Sa tête faisait penser à une chose sortie d’un film d’horreur. C’était assez horrible à regarder ».
   Ce poisson vieux de 80 millions d’années vit dans les profondeurs et il est donc plutôt rare de le croiser. Il vit en général au-delà de 400 mètres de profondeur, dans des eaux froides à tempérées situées près de la Nouvelle-Zélande, du Japon ou de l’Europe de l’Ouest.
   La longueur maximale connue est de 1,7 m pour les mâles et de 2,0 m pour les femelles. Avec sa forme allongée, le requin-lézard a une tête large et aplatie avec un museau court et arrondi. Contrairement aux autres requins, ses narines sont situées sur le dessus de sa tête, qui ressemble à celle d’un serpent. Il compte plus de 300 dents acérées et se nourrit généralement de proies de la moitié de sa taille, comme des pieuvres, des calamars et même des petits requins.
   Après avoir été observé par des scientifiques, le requin-lézard a finalement été vendu.
Par Alexis Chavetnoir

Source : sciencepost.fr, le 24 janvier 2015

Australie : il pêche un requin-lézard, espèce considérée comme un "fossile vivant"

   Cette espèce est très rarement remontée dans les filets des pêcheurs. Elle existe depuis 80 millions d'années, ce qui en fait un animal préhistorique.
   De par sa morphologie, il aurait sa place dans un film d'horreur. Un spécimen requin-lézard a été pêché par un Australien, au large de Melbourne (Australie), au mois de décembre. David Guillot raconte sa rencontre avec cet étrange animal, considéré comme un "fossile vivant" du fait de sa proximité avec des espèces éteintes, au Sydney Morning Herald (en anglais). "Ca fait trente ans que je pêche et je n'ai jamais vu une chose pareille", dit-il dans cette interview repérée par le Huffington Post.fr.
   Les requins-lézards existent depuis 80 millions d'années. Ils vivent en général au-delà de 400 mètres de profondeur, dans des eaux froides à tempérées situées près de la Nouvelle-Zélande, du Japon ou de l'Europe de l'Ouest. Celui qui a été remonté à la surface par le pêcheur australien a été saisi à 1 100 mètres de profondeur. Il est pourvu d'environ 300 petites dents très acérées et mesure environ 1,50 mètre, la taille maximale pour cette espèce étant de 2 mètres. Cette espèce se nourrit essentiellement de calamars, mais peut aussi avaler des proies moitié moins grosses qu'elle.

Source :  Francetvinfo.fr, le 21 janvier 2015

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